LE GRAND PARI de l'agglomération Parisienne



La consultation

Le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne

Le deuxième chantier : « Le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne »

Le débat public s’est récemment emparé de cette question dite « du Grand Paris » qui se pose en réalité depuis près d’un siècle, et qui semble jusqu’à présent n’avoir pas su trouver une réponse satisfaisante. Dans la compétition des villes de rang mondial, Paris occupe une place respectable qui souffre néanmoins d’un déficit chronique lié à son périmètre et à sa gouvernance. Sur cette interrogation fondamentale comme sur tant d’autres sous-jacentes, il existe une littérature déjà abondante qui doit nourrir la réflexion de chacun. Mais il convient aussi que ce débat public puisse être alimenté par le résultat des travaux de recherche en cours ou à venir. A la lumière des réflexions et productions élaborées dans le cadre du chantier sur « La métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto », il s’agit ici d’appréhender le cas de l’agglomération parisienne.

Il est sans doute vrai que, dans le contexte de la concurrence internationale des métropoles, l’échelle de la « région urbaine » paraît être la plus appropriée pour une approche globale des problématiques urbaines de Paris. A l’instar de certaines métropoles européennes telles que Berlin (« le Grand Berlin »), Londres (« le Grand Londres ») ou Madrid, l’identité de la « région capitale » de la France doit être en de nombreux points réévaluée.

Quels sont donc les critères opératoires de comparaison permettant de situer Paris dans le paysage des « villes mondiales » ? Comment faut-il penser l’évolution spatiale du territoire occupé et du paysage habité de la région Ile-de-France ? Comment négocier l’écart des deux millions de Parisiens dans les 105 km2 de leur ville avec les neuf autres millions de Franciliens dans les 12 000 km2 de leur région ? Quel périmètre réinventer ?

Le projet spatial du « Paris métropolitain » est de nature géographique. Il pose la question du type de gouvernance qui serait capable de porter à son plus haut d’efficacité la gestion et l’anticipation des problèmes sociaux, économiques et environnementaux à venir. Quelle est ainsi l’adéquation entre le modèle spatial et le modèle de gouvernance dont l’échelle dépasse et intègre les limites actuelles de toutes sortes (économiques, politiques, sociales...) ? Comment concevoir les dispositifs spatiaux susceptibles d’intégrer les contraintes de flux, de mobilité et de peuplement ? Comment aborder les problèmes urgents de la pollution et des énergies qui affectent l’agglomération parisienne comme toutes les autres agglomérations urbaines ?

Le second chantier de cette consultation suggère que les équipes pluridisciplinaires puissent approfondir certaines des investigations théoriques déjà engagées en les adaptant au cas de l’agglomération parisienne. Il est prévu notamment que la dominante thématique appréhendée dans l’étude sur « La métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto » par chaque équipe puisse trouver résonance dans les propositions stratégiques d’aménagement de l’espace pour l’agglomération parisienne. On prendra soin notamment de quantifier, de qualifier, de situer et de représenter les orientations du « diagnostic prospectif ». Eu égard aux qualités particulières de Paris qui associent l’ambition des projets économiques avec une forte valeur patrimoniale, les propositions devront également souligner tout ce qui fait que ce territoire en devenir ne peut pas être confondu avec un autre, que cette métropole à venir ne peut pas être assimilée à une autre, et que les qualités de nature et de culture qui sont ici exprimées ne le sont peut-être pas ailleurs.



 

Galerie Photo

Inauguration de l'exposition "Grand Paris(s)"

28-01-2009

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